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dimanche 12 juin 2011

Didier Porte chronique mediapart du 30 mai 2011



OMS : Dernier bulletin d'information épidémique due à Escherichia coli

Copenhague, 11 juin 2011

La flambée épidémique due à Escherichia coli (ECEH) entérohémorragique en Allemagne est la plus grave jamais enregistrée dans la Région européenne de l'OMS. Trente personnes sont mortes, et des centaines d'autres sont toujours malades : tel est, jusqu’à présent, le triste bilan de l'épidémie pour la santé humaine. On commence seulement à voir les conséquences économiques de cette flambée épidémique. Le peuple allemand et ses institutions ont vécu des moments très difficiles; au nom de l'OMS, je voudrais leur exprimer notre compassion et notre solidarité.

Nous nous réjouissons d'apprendre que les pouvoirs publics allemands ont fait un grand pas en avant dans la recherche du vecteur de l'épidémie. Des mesures de contrôle ont été mises en place et les recherches se poursuivent. Désormais, grâce au travail effectué par les chercheurs en Allemagne, nous comprenons mieux l'épidémie, qui semble montrer des signes d'affaiblissement.

La sécurité sanitaire des aliments pose à chacun d'entre nous un défi permanent. Cette flambée épidémique a souligné l'importance de la rapidité, de la coordination, de la diffusion de l'information et de la préparation. Le Règlement sanitaire international, envers lequel tous les pays se sont déjà engagés, met l'accent sur ces points. Nombre de ces pays sont en train d'optimiser les capacités de leurs laboratoires et les plans nationaux de réaction en cas d'urgence. Les pays devraient non seulement maintenir, mais aussi renforcer leur surveillance des maladies d'origine alimentaire et de la contamination d'aliments. Ils devraient également veiller à disposer de bons systèmes de prévention et de contrôle tout au long de la chaîne alimentaire, de la ferme à l'assiette. Un travail d'équipe est nécessaire à l'échelle internationale pour garantir une sécurité maximale des aliments et pour aider à rétablir la confiance dans la sécurité sanitaire des aliments dans toute la Région, surtout quand la chaîne alimentaire franchit des frontières.

Depuis le début de cette flambée épidémique, l'OMS a rempli le mandat qui lui incombe aux termes du Règlement sanitaire international : elle a assuré le suivi de la flambée épidémique causée par ECEH en Allemagne et permis l'échange d'informations entre les pays au sein de l'Union européenne et dans le monde. Nous le faisons en partenariat avec les autorités nationales et internationales. En outre, nous apprécions beaucoup la participation des centres collaborateurs de l'OMS.

L'OMS/Europe aide les États-membres à renforcer leurs capacités afin de relever avec succès les défis en matière de sécurité sanitaire des aliments. Le Plan d'action européen de l'OMS pour une politique alimentaire et nutritionnelle 2007-2012 est un guide important pour les décideurs politiques et les professionnels de la santé : il promeut tout un éventail de mesures favorisant la sécurité sanitaire des aliments.

La sécurité sanitaire des aliments est l'affaire de chacun, du producteur au consommateur, en passant par le distributeur, le détaillant et le restaurateur. Les producteurs d'aliments doivent se conformer aux règlementations relatives à la sécurité alimentaire et appliquer des mesures d'hygiène strictes pour veiller à ce que les produits soient aussi sûrs que possible. Toute personne en contact avec des aliments peut jouer un rôle pour rendre ces aliments plus sûrs. Les règles sont très simples et faciles à respecter par chacun : se laver les mains avant de manger et après un passage aux toilettes, nettoyer soigneusement à l'eau pure les produits frais qui seront consommés crus, éviter les contaminations croisées, cuire et conserver les aliments de manière adéquate. Dans la plupart des situations, ces mesures de routine réduisent efficacement le risque de tomber malade à cause d'aliments contaminés.

Retrouvez le bulletin dans son intégralité ici

Dernier chiffre de l’épidémie mondiale 15ème bulletin

jeudi 9 juin 2011

La france va déboursser 460 millions d'euro pour les frégates de Taiwan



Petit rappel des faits:
Source: Wikipédia

1990

Thomson-CSF a recours a plusieurs réseaux d’« intermédiaires » dans le but de finaliser la vente de six frégates La Fayette à Taïwan. Alfred Sirven explique à Jean-François Briand, directeur général de Thomson, qu’un de ses contacts, Edmond Kwan, peut débloquer la situation.

Une convention est donc signée le 19 juillet 1990, entre Briand et Frontier AG, une société suisse représentant Kwan. Christine Deviers-Joncour fait partie de ce réseau et lui transmet des informations. Il est alors prévu que le réseau touchera 1 % du contrat, soit 160 millions de francs. La somme aurait dû être versée à Frontier AG qui devait ensuite la retourner à la société irlandaise Travlane Haulage (contrôlée par Alfred Sirven) et à la société suisse Credito Privato Commerciale (contrôlée par Christine Deviers-Joncour).

En juin 1991, Jean-François Briand pense que ce réseau n’avait alors pas eu d’influence en Chine et refuse de payer Sirven. Il a peur également que cette somme serve à financer les partis politiques français. Il quitte Thomson à l’automne 1991 suite à un différend avec Alain Gomez.

Le 2 septembre 1992, Frontier AG demande un arbitrage pour obtenir la somme voulue. En attente de la décision, Alfred Sirven verse 45 millions de francs provenant des comptes d’Elf à Christine Deviers-Joncour. Un tribunal arbitral présidé par José Pedro Pérez-Llorca condamne Thomson à payer 25 millions de dollars et 12 millions de francs français le 31 juillet 1996. Thomson, désormais présidée par Marcel Roulet, décide de porter plainte le 26 février 1997 contre X pour « tentative d’escroquerie .

2011
Source : Le Monde , Le Figaro , L'Obs

L'article 18 du contrat "Bravo", nom de code du dossier des frégates, interdisait explicitement de rémunérer des intermédiaires sous peine de restitution à Taïwan des fonds versés. Or une enquête menée par un magistrat suisse a démontré que des sommes importantes avaient bien été versées par Thomson-CSF (devenu Thales) à des intermédiaires, dont le principal, Andrew Wang, avait été chargé de convaincre Taïwan de choisir les navires français. La justice suisse a ainsi bloqué 520 millions de dollars appartenant à M. Wang.

Cette découverte a conduit Taïwan à saisir un tribunal arbitral en 2001 pour obtenir le remboursement des commissions. Bien que Thales ait été le chef de file du contrat "Bravo", 70 % du contrat des frégates revenait à la DCN, la direction des constructions navales, entreprise publique dont l'intervention dans le contrat était garantie par l'Etat.


Un tribunal arbitral vient de condamner Thomson-CSF, devenue depuis Thalès, à payer 591 millions de dollars à Taïwan qui réclamait, depuis 2001, la restitution de commissions versées en marge de la vente des frégates de Taïwan. Cette somme qui sera majorée des taux d'intérêt et des frais d'arbitrage, devrait au final être bien plus lourde. Elle devrait avoisiner un milliard de dollars, selon une source proche du dossier. Thales, qui a annoncé son intention de former un recours en annulation contre la sentence, évoque, pour sa part, un total de 630 millions d'euros (831 millions de dollars)

Résultat des comptes:
Thalès 170 million d'euros
L'état Français (nous) 460 millions d'euros

Et on dit merci qui?