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jeudi 28 juin 2012

Nauru, l'île dévastée

Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde


Connaissez-vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République de la planète, apparemment semblable à des dizaines d'autres.
Elle fut même, dans les années 1970-1980, l'un des pays les plus riches du monde. Aujourd'hui, Nauru est un État en ruine, une île littéralement dévastée.

Tout commence à Nauru avec le phosphate, ce "cadeau de Dieu", dont l'exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel État et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter.
Au début des années 1990, le phosphate s'épuise. Alors, l'île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques offshore choisissent de s'installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n'y fait, Nauru devient l'un des États les plus pauvres au monde et loue sa terre à l'Australie voisine qui peut y "exporter" ses camps d'internement de réfugiés. On envisage même alors l'abandon de l'île et l'exil de ses habitants...
Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l'histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar.

Reportage diffusé sur ARTE : "L'implosion écologique de l'île de Nauru"






Le développement durable (Mr Mondialisation)

Critique et limites du Développement Durable.

Attention, il ne s'agit pas d'une critique de l'écologie ni des initiatives pour l'environnement. Il s'agit d'une critique du Développement Durable en tant que concept économique basé sur la croissance.

Je vous laisse deviner pourquoi il y a deux fois la même citation...



D'où proviennent les déchets échoués sur les plages?

Les déchets qui jonchent les plages ne sont qu'une partie du problème. Il existe en pleine mer encore plus de déchets que l'on ne voit normalement pas.
La quantité de déchets dans les océans commence à inquiéter les scientifiques. On peut avoir une idée de l'ampleur du problème à certains endroits particuliers des océans. En effet, en raison des courants marins, il se forme à certains endroits ce qu'on appelle des tourbillons océaniques. Les déchets restent prisonniers de ces immenses remous.

Un chien en peluche et un amas de filets de pêche brisés flottant dans l'océan Pacifique.
Ce chien en peluche et ces filets de pêche brisés flottent dans la plaque de déchets du Pacifique Nord.
La plus grande étendue d’ordures au monde est la plaque de déchets du Pacifique Nord. Elle flotte dans un de ces tourbillons océaniques, au milieu de l'océan Pacifique.
Assortiment de débris en plastique.
Les débris en plastique recueillis par des scientifiques durant une heure de collecte dans la grande plaque de déchets du Pacifique.
  • Elle contient environ 100 millions de tonnes de restes de plastique.
  • Selon les estimations, sa taille équivaudrait à trois fois la superficie du Québec. Cela représente plus de 4,5 millions de kilomètres carrés d’ordures!
  • D'après les spécialistes, 80 % des ordures de la plaque de déchets du Pacifique Nord proviendraient de la terre ferme et 20 % des navires en mer.
  • Selon les chercheurs, il faudrait environ cinq ans pour que les courants océaniques transportent au centre du tourbillon les déchets issus de pays éloignés comme le Japon. Il faudrait environ un an ou moins aux ordures provenant de sites plus proches, comme la Colombie-Britannique, pour joindre la plaque de déchets du Pacifique Nord.
Carte montrant l’emplacement du tourbillon du Pacifique Nord. La carte montre comment différents courants contribuent à former le tourbillon dans le nord de l’océan Pacifique, entre l’Asie et l’Amérique du Nord.
  • En certaines parties de la plaque, on estime qu'il y a 970 000 débris de plastique par kilomètre carré.
  • Beaucoup des déchets de surface arrivent en gros morceaux, mais la plupart du plastique se désintègre, au fil des ans, en petites particules généralement de la taille d'un pois. Il faut des filets spéciaux pour les repêcher.
Le dessous des cartes "Des îles de déchets ?"

 

Indigné ! et aprés ?

Après l'indignation viennent la réflexion et l'action. Il est temps pour le citoyen de prendre conscience qu'il détient le pouvoir de changer son monde. Ce court-métrage vous invite à découvrir des "clés" qui vous ouvriront les portes de la vie alternative. A vous de jouer ! Pour un avenir serein, merci.



DVD Gratuit ici :  

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Envie de soutenir leur équipe ? Rdv sur : http://phantasia.be/aider.php

mardi 19 juin 2012

Idée : Une ville transformé en potager géant

Pour lutter contre sa lente descente aux enfers, une ville d'Angleterre a inventé le jardin collectif. Un triomphe à méditer...

Photo d'illustration. Photo d'illustration. © Chuck Pefley / TIPS / Photononstop

Par Sophie Bartczak

Une poignée de haricots verts devant le commissariat, deux salades ramassées dans des plates-bandes du collège, quelques pommes de terre le long du parking, les oeufs proposés par le voisin et une tarte avec les pommes cueillies sur le trottoir d'en face. Le repas est prêt ! Surréaliste ? Pas tout à fait. Une ancienne ville industrielle du nord de l'Angleterre a transformé en trois ans cette folle utopie en réalité, au point d'être presque autosuffisante en alimentation aujourd'hui !
L'expérience de ces "incredible edibles" ou "incroyables comestibles", soutenue par le prince Charles himself, essaime rapidement dans tout le Yorkshire et fait déjà des émules aux quatre coins du monde... Les experts du monde entier, du Chili comme de l'Australie, se bousculent chaque semaine dans la petite ville pour essayer de comprendre et d'en prendre de la graine. Comprendre comment de simples végétaux ont pu induire un tel changement de société en si peu de temps.

On cultive pour la collectivité

L'histoire commence en 2008, à Todmorden, petite ville de 14 000 habitants dans le nord de l'Angleterre. Ancienne ville industrielle, en pleine crise économique avec son lot de chômage, de précarité et d'incivilités, Todmorden se vide inexorablement de ses habitants. Trois mères de famille décident de ne plus se poser en victimes du système, mais plutôt d'agir et de contre-attaquer. En commençant par regagner la première des libertés : celle de se nourrir.
Ainsi sont nés les "incroyables comestibles", ces fruits et légumes cultivés localement par l'ensemble des habitants - ici, chaque citoyen entretient bénévolement un carré de terre pour la collectivité. Cultiver en ville, mais où donc ? Partout où c'est possible ! Des parcelles de jardins aux simples bandes de terre, en passant par des bacs posés sur les trottoirs, les parkings, les cours des écoles et de l'hôpital, jusqu'à la caserne des pompiers, les moindres recoins disponibles se recouvrent soudain de plantations et débordent de généreux produits frais et disponibles. Avec partout la même pancarte : "Food to share" ("nourriture à partager, servez-vous, c'est gratuit").
Un an après, la ville s'est véritablement transformée en verger et potager géant à la disposition de tous. Aujourd'hui, plus de 70 sites de plantation urbains fournissent pommes, fraises, petits pois, cerises, aromates, fenouil, carottes et oignons... Les habitants se servent et participent à leur tour en mettant la main à la bêche, en plantant, en arrosant et en créant de nouvelles cultures. Le pari pour l'autonomie complète est presque gagné puisque, fin 2011, la ville couvrait déjà plus de 80 % de ses besoins en alimentation. Car on trouve aussi des animaux, comme des poules, élevés par les habitants et dans certaines écoles. En intégrant les enfants au coeur du dispositif - chaque école a sa plantation -, les organisateurs ont souhaité les transformer en apprentis jardiniers et les font ainsi participer à l'approvisionnement des cantines.

Une expérience qui a recréé du lien social

Si les experts se bousculent dans cette petite ville, c'est qu'au-delà d'assurer la sécurité alimentaire, le mouvement génère des conséquences vertueuses insoupçonnées. Alors qu'avec la gratuité des fruits et des légumes, on aurait pu craindre des pillages, saccages ou autres abus, c'est tout le contraire qui s'est produit : le tissu social s'est reformé, les relations humaines se sont améliorées et la criminalité diminue d'année en année !
En se réappropriant la nourriture, les gens retrouvent du sens et du lien, se reconnectent à la nature et découvrent un nouvel art de vivre. De la méfiance et du cloisonnement on est passé à l'ouverture et au partage. L'autonomie alimentaire entraîne aussi des changements dans l'économie locale (moins de chômage notamment), l'apprentissage des enfants et la gestion de l'énergie (moins de dépenses pour amener les denrées dans la ville). Éducation, économie et collectivité sont considérées comme les trois piliers interdépendants du programme. C'est en activant ces trois paramètres que l'autonomie est retrouvée. Autrefois désertée, Todmorden accueille aujourd'hui des familles qui reviennent s'installer. À quand la France ? Quelques initiatives commencent à fleurir en Alsace, en Auvergne ou encore dans les Vosges... À suivre.

Interview : Marcel Cecaldi (Avocat de l'état libien)



La Belle Verte



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