Pages

mercredi 8 juin 2011

Les Français vont-il rembourser les banques prêtant à la Grèce ?


Le Trésor français a déboursé 4,5 milliards depuis janvier dans le cadre du plan d'aide européen à la Grèce. Une opération, si elle se passe bien, qui devrait profiter à nos finances, explique Cyrille Lachèvre, du Figaro Économie. À moins que la Grèce ne fasse défaut.





Les banques Allemandes détiennent le plus de dette publique grecque, à hauteur de 22,7 milliards de dollars (15,5 milliards d'euros). Les Françaises arrivent en deuxième position, avec une exposition de 15 milliards de dollars (10,3 milliards d'euros).

Au total, l'exposition de l'ensemble des banques européennes à la dette grecque s'élève à 52,3 milliards de dollars (35,8 milliards d'euros). En ajoutant les deux autres pays bénéficiant d'une aide de l'UE et du FMI, l'Irlande et le Portugal, le chiffre se monte à 100 milliards d'euros. Les établissements allemands détiennent presque les deux tiers de cette somme.

Angela Merkel et Barack Obama se sont employés mardi à relativiser «leurs différences d'opinion».
Obama a insisté sur le rôle clé de l'Allemagne pour «mettre en œuvre une solution». S'inquiétant «du désastre» que pourrait créer pour l'économie mondiale «une spirale incontrôlée de crises dans la zone euro», le président américain a plaidé pour une solution européenne. Mais il s'est empressé d'ajouter que les États-Unis assumeraient leurs responsabilités et «coopéreront autant que nécessaire» notamment «à travers le FMI».

Un point sur les banques Françaises Préteuse à la Grèce

Crédit Agricole 24.5 Milliard d'euros
BNP Paribas 8 milliard d'euros
Société Générale 6 milliard d'euros
Groupe BPCE 1,9 milliard d'euros
Banque Postale 1 milliard d'euros
Crédit Mutuel - CIC 700 million d'euros

mardi 7 juin 2011

Les Patrons le mieux payés de France en 2010

Comme le temps est aux plans d'austérités et qu'on vous dit que le monde est en crise j'ai pensé (pour vous remonté le moral) qu'un petit palmarès vous ferez du bien.



1. Jean-Paul Agon (L'Oréal): 10,75 millions d'euros

PDG français le mieux payé, le patron de L'Oréal franchit la barre symbolique des 10 millions d'euros. Ces gains, en progression de 213% sur un an, viennent pour l'essentiel de ses 400 000 stock-options, d'une valeur de 6,87 millions d'euros. (par ce qu'il le Vaut bien)

2. Bernard Arnault (LVMH): 9,76 millions d'euros

Numéro 2, le PDG de LVMH, toutes rémunérations confondues, a empoché plus de 9,76 millions d'euros. Ses stock-options sont valorisées à 5,66 millions d'euros. Et son bonus se chiffre à 2,2 millions d'euros.

Capitalisation 61 Mds € 2010
Chiffre d’affaires 20,03 Mds € en 2010 +19%
Résultat net 3,03 Mds € en 2010 +73%

3. Gilles Pélisson (Accor): 8,8 millions d'euros

Sur la 3ème marche du podium, Gilles Pelisson a touché, l'an passé, 8,8 millions d'euros, des gains en augmentation de 227%. Alors qu'il a quitté la tête d'Accor en début d'année 2011, son bonus a été doublé, à 1,5 million, et il a bénéficié d'une généreuse indemnité de départ de 5 millions d'euros. (Le surendettement c'est pas leurs problème)

4. Benoît Potier (Air liquide): 7,85 millions d'euros

Le PDG d'Air Liquide décroche la 4ème place du classement, avec 7,85 millions empochés. Il a réalisé une juteuse opération en levant, en mars 2010, 100 000 options offertes en 2004 à 52,20 euros, et vendues peu après aux alentours de 90 euros. Résultat : 3,69 millions d'euros encaissés.

5. Franck Riboud (Danone): 7,12 millions d'euros

5ème patron français le mieux payé, Franck Riboud a gagné plus de 7,12 millions d'euros, en recul de 28% par rapport à 2009. Il a touché plus de 3,34 millions d'euros de bonus, pour un salaire fixe de 1,05 million.

6. Maurice Lévy (Publicis): 6,22 millions d 'euros

Au 6ème rang, le PDG de Publicis a gagné 6,22 millions d'euros, une rémunération en progression de 40% sur un an. Pour un fixe de 900 000 euros, la part variable de son salaire s'élève à 2,7 millions, et ses stocks-options sont valorisées à plus de 2,6 millions d'euros.

7. Christopher Viehbacher (Sanofi-Aventis): 6,13 millions d'euros

Numéro 7 du classement, le PDG de Sanofi-Aventis a cumulé 6,13 millions d'euros de gains. En plus de son salaire fixe, à 1,2 million, il a bénéficié d'un bonus de 2,4 millions. Et ses stock-options sont valorisées à plus de 2,49 millions d'euros.

8. Henri de Castries (Axa): 5,7 millions d'euros

8ème du palmarès, le PDG d'Axa a empoché 5,7 millions. Alors que son bonus accuse une baisse de 21% pour mauvais résultats, son salaire fixe grimpe de 39%. Grâce à son portefeuille de 1,5 million de titres Axa, il perçoit plus d'1 million de dividendes.

9. Jean-Pascal Tricoire (Schneider Electric): 5,52 millions d'euros

Avec des gains de 5,52 millions d'euros, en progression de 82%, le PDG de Schneider Electric pointe à la 9ème place. Il a bénéficié d'une prime de 1,46 millions d'euros et encaissé 1,25 millions sur stock-options.

10. Lars Olofsson (Carrefour): 5,48 millions d'euros

Numéro 10, le PDG de Carrefour a empoché 5,48 millions d'euros, un pactole en recul de 41% sur un an. En plus de son fixe et de sa part variable, tous deux à 1,35 millions d'euros, Lars Olofsson a, à la fois, bénéficé d'actions gratuites, pour 1,7 millions d'euros, et de stock-options valorisées à 896 000 euros. (vous avez la carte de fidélité?)

15. Michel Rollier (Michelin): 4,57 millions d'euros

Au 15ème rang des patrons les mieux payés, avec des gains de 4,57 millions, le patron de Michelin réalise la plus forte progression. Sur un an, ses revenus ont fait un bond de 477%. Sa prime passe de 743 000 euros à 4,5 millions. (Le pneu qui vous fais économiser de l'essence)

25. Patrick Kron (Alstom): 3,24 millions d'euros

Avec 3,24 millions de gains cumulés en 2010, le patron d'Alstom est 25ème du classement. Il a vu ses revenus baisser de moitié. Aucune action gratuite, des stock-options en baisse, et un bonus réduit de 23% en raison d'un carnet de commandes insuffisant.

28. Philippe Crouzet (Vallourec): 2,73 millions d'euros

Avec 2,73 millions d'euros empochés en 2010, le PDG de Vallourec pointe à la 28ème place du palmarès. En dépit de profits en baisse de 21%, sa prime fait un bond de 51%. À 620 000 euros, elle équivaut à 82% du maximum fixé par les statuts de l'entreprise.

29. Martin Bouygues (Bouygues): 2,66 millions d'euros

Numéro 29, le PDG de Bouygues a gagné 2,66 millions d'euros en 2010. Alors que les résultats de son groupe sont en baisse de 19%, son variable, à 1,38 million, ne fait pas même mine de bouger d'un iota, ni cette année, ni depuis 5 ans. (Vous voulez un forfait?)

38. Carlo Bozotti (STMicroelectronics): 1,62 million d'euros

Avec 1,62 million empoché, le PDG de STMicroelectronics figure parmi les patrons du CAC 40 les moins bien payés en 2010. Sans tenir compte de Carlos Ghosn qui a abandonné son bonus, Carlo Bozotti bénéficie de la prime la plus basse, à peine 365 000 euros.

39. Antoine Frérot (Veolia Environnement): 1,55 million d'euros

Malgré un bond de 81%, la rémunération globale du patron de Veolia Environnement le relègue à l'avant-dernière place du classement, avec des gains de 1,55 million d'euros. (Comme quoi l'environnement ça paie)

Et le plus pauvre de tous

40. Carlos Ghosn (Renault): 1,3 million d'euros

Dernier du palmarès, le patron de Renault a empoché 1,3 million d'euros en 2010, sans tenir compte de sa rémunération au titre de Nissan. Il est vrai que Carlos Ghosn n'a pas touché un centime d'euro de bonus pour l'exercice 2010. Alors que la direction du constructeur automobile était mise en cause dans la fausse affaire d'espionnage, le patron de Renault avait annoncé qu'il y renonçait ainsi qu'à tout bénéfice de stock-options pour 2011.

Chirac dit tout sur Sarkozy


Source : Le Point.fr

Jacques Chirac sort de son silence ! L'ancien président de la République publie le second tome de ses mémoires, qui revient sur ses douze années à l'Élysée. En exclusivité, Le Point publie - dans son édition de jeudi - les meilleurs extraits de ce livre, intitulé Le temps présidentiel (éditions Nil), éminemment politique et qui, pour ses anecdotes et ses portraits savoureux, suscitera l'intérêt du lecteur. Comme George W. Bush, Lionel Jospin et bien d'autres, Nicolas Sarkozy - "nerveux, impétueux, débordant d'ambition, ne doutant de rien et surtout pas de lui-même" - n'échappe pas à la critique.

Comment, pour Jacques Chirac, oublier la révélation, à trois mois de la présidentielle de 1995, de l'affaire dite de la plus-value des terrains de Vigneux, appartenant à sa belle-famille ? À ce sujet, l'ex-chef d'État écrit qu'il lui a "toujours manqué la preuve qu'elle avait été initiée par le ministre du Budget (alors Sarkozy, ndlr)". Comment faire l'impasse sur l'ironie de celui qui fut ensuite ministre de l'Intérieur, président de l'UMP et qui crut bon de moquer l'amateur de sumo qu'est Chirac ? "Réagir à cela, du moins publiquement, ne pouvait que conduire à un affrontement auquel, je persistais à le penser, il n'eût pas été digne de se prêter", confie le mémorialiste, qui, encore atteint par la saillie, ne retient plus sa plume : "Devais-je dans ce cas prendre une décision plus radicale, comme on me le conseillait ? Il m'est arrivé de m'interroger à ce sujet." Ainsi Jacques Chirac, tout en sincérité, résume-t-il ses liens avec Nicolas Sarkozy : "Il a une qualité indéniable : celle d'avancer toujours à découvert. Ses ambitions présidentielles sont vite devenues transparentes, à peine est-il arrivé Place Beauvau, quitte à paraître anticiper quelque peu sur des échéances qui n'étaient pas immédiates. Mais je me suis aussitôt refusé à entrer dans le rapport de forces qu'il tentait d'établir entre nous, considérant que celui-ci ne pouvait être que destructeur pour nos institutions."

Entre eux, le style fut différent, mais également la vision de la France, qu'ils étaient loin, très loin de partager, comme l'atteste cette confidence : "En décembre 2005, je saisirai l'occasion d'une rencontre à l'Élysée avec une cinquantaine de lecteurs du Parisien, qui ont tous vécu de près la crise des banlieues, pour marquer de la même façon mon refus de toute discrimination positive. Cette idée remettrait en cause un principe républicain essentiel, celui de l'égal accès aux emplois sans autre distinction que celle liée au mérite. Je rejetterai tout autant une autre idée en vogue, celle qui consisterait à accorder le droit de vote aux étrangers non européens, et tiens à rappeler, là encore, un des principes fondamentaux de notre République, qui veut que suffrage et nationalité soient indissociables."

Vers une réintroduction des farines animales ?

Source:

Un document de travail du Conseil national de l'alimentation préconise un retour progressif à l'usage des farines animales.

Un document de travail du Conseil national de l'alimentation préconise un retour progressif à l'usage des farines animales.AFP/SEBASTIEN BERDA

En pleine psychose sanitaire sur la bactérie E. coli, l'information ne pouvait pas passer inaperçue. Selon le journal économique La Tribune, la France serait en train de proposer un retour au recours des farines animales dans l'alimentation des bêtes d'élevage. A l'appui, le quotidien pointe un document du Conseil national de l'alimentation (CNA Dans le CNA, 9 représentants des consommateurs, sur 59 personnes.) qui prône un retour aux farines. Il devrait se faire par étapes (en commençant par la filière aquacole) et soumis a des règles et des contrôles stricts, mais il réveille néanmoins le spectre de l'épidémie de vache folle des années 1990.

Dominique Vermesch, agronome et professeur d'économie publique et d'éthique à Agrocampus Ouest, rapporteur du groupe de travail sur les farines animales au CNA, se dit étonné de voir l'affaire ainsi présentée dans la presse et les journaux télévisés. La vice-présidente de l'organisme Véronique Bellemain, relativise pour sa part le poids de ce qui n'est encore qu'un "simple document de travail", pas encore un avis. "Le véritable avis sera remis en septembre, en même temps que les avis scientifique. Notre rôle est uniquement d'étudier les aspects économiques et sociaux d'une éventuelle réintroduction", martèle-t-elle. "Objectivement, c'est une bonne chose de s'interroger car la situation a fortement évolué, maintient-elle. Il y a vingt ans, la vache folle était une maladie nouvelle, et on n'avait aucune visibilité sur les cas humains. C'est pour cela que l'on a pris des mesures coûteuses mais fortes pour protéger les consommateurs."

CONSOLIDER LA COMPÉTIVITÉ DE L'ÉLEVAGE INDUSTRIEL

Le document de travail cité par La Tribune fait en effet valoir "une situation sanitaire désormais maîtrisée" aboutissant à "l'absence de risques pour la santé humaine". Dès juillet 2010, la Commission européenne déclarait en effet que l'Union était "sur le point d'éradiquer l'encéphalopathie spongiforme bovine". Selon le document de travail du CNA, cette réintroduction, quoique présentant "un avantage économique variable, voire incertain, selon les secteurs" pourrait tout de même être une réponse aux "besoins croissants en protéines pour l'alimentation animale" avec même des "avantages environnementaux probables", notamment dans l'élevage aquacole qui autorise toujours certaines farines animales et pour lequel "la question de la préservation des ressources halieutiques se pose avec de plus en plus d'acuité", relève le rapport.

Si les membres du CNA se défendent de militer pour la réintroduction des farines, et font valoir la présence parmi eux de représentants d'associations de consommateurs, un faisceau de déclarations montrent que les autorités françaises travaillent à cette hypothèse : depuis un an les rapports sont nombreux qui vont dans ce sens. Ainsi un rapport du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) sur l'élevage de la volaille faisait-il valoir en octobre 2010 que "l'accès aux farines animales sera un facteur important de consolidation de cette filière s'il reçoit l'accord de l'aval."

Tous les rapports et documents de travail mettent en avant la nécessité de "méthodes d'analyse, fiables et de routine (...) pour distinguer les espèces à l'origine des farines", notament pour assurer "le strict respect du principe de 'non cannibalisme'". Par exemple, des poulets ne devraient pas pouvoir manger d'autres poulets, et les farines devraient d'abord être données à des espèces omnivores. Enfin, les bovins en seraient privés.

Bien sûr "la question de l'acceptabilité par le consommateur peut se poser", estime le rapport. Le spectre du scandale de l'encéphalopathie spongiforme bovine, les images des centaines de milliers de vaches abattues et la crainte de la variante de la maladie de Creutzfeld-Jakob ne manqueront en effet pas de ressurgir quand le CNA rendra son avis définitif. Ce sera alors aux politiques de se prononcer à la lumière des éléments scientifiques et sociaux-économiques.

Antonin Sabot

Liens utiles pour mieux comprendre :
Définition des farines animales (Wikipédia)
Fabrication des farines animales (Université de Lyon)
Rapport de la commission européenne 16/07/2010
Extrait : La baisse radicale des cas de vache folle - 2167 cas en 2001 contre 126 en 2008 -conduit l’UE à changer les règles mises en place pour éviter la propagation de l’ESB. Une des modifications possibles est de mettre fin à l’abatage systématique de tout le troupeau lorsqu’une seule vache est contaminée.

Tableau des cas de vache folle par l'organisation mondial de la santé animale

Pour le Royaume Uni (11 cas de vache folle pour 2010)
Pour le monde entier (26 cas de vache folle dans monde pour 2010) Testes effectués en France de 2009 à 2010

Nicolas Bedos - Sa semaine mythomane (Claude Allègre - Patrick Decarolis)